Manitoba à la Saskatchewan

«Hier est de l’histoire, demain est un mystère, aujourd’hui est un cadeau»                   Eleanor Roosevelt

Après une nuit magique à dormir à la belle étoile, je me lève ce matin en pleine forme prête à vivre de nouvelles aventures. Il est 7 :30, il fait beau malgré une température un peu fraîche. Après un arrêt chez Tim pour mon café matinal, nous sommes en route vers la Saskatchewan.

Quoi de mieux que de la musique country pour se mettre d’aplomb. J’entends à la radio la chanson «No shoes, no shirt, no problem». Une mélodie qui me met  tout de suite le sourire aux lèvres, mais plus j’y pense, plus je trouve  que ces paroles sont pleines de bon sens. Il me semble que moins on a de matériel, moins de problème on a.

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Près de trois heures plus tard, on dit au revoir au Manitoba et bonjour à la Saskatchewan. Le paysage est rural. L’air est plutôt sec. On m’avait d’ailleurs déjà parlé de cet absence d’humidité dans les prairies, mais de le ressentir est une drôle de sensation.

Vaches

On s’arrête en chemin pour admirer les vaches qui semblent se demander ce que l’on fait là. Comme on se trouve sur la route secondaire, il y a peu de circulation pour ne pas dire aucune. Il n’est pas rare de rouler pendant des kilomètres et de ne voir aucune autre voiture sur notre passage.

Un peu comme dans le film Cast Away dans le lequel jouait l’acteur Tom Hanks, j’ai l’impression que l’on est seul au monde. C’est une sensation étrange qui se transforme bientôt en inquiétude quand je m’aperçois que l’aiguille du cadran de l’essence pointe sur le E.

Nous venons de parcourir une dizaine de kilomètres sans l’ombre d’une station d’essence à l’horizon. Je panique, mais tente de garder mon calme pour ne pas ruiner l’atmosphère conviviale de l’instant d’avant. À présent, près d’une trentaine de minutes se sont écoulées et la lumière de la petite pompe à essence du cadran est allumée.

C’est à ce moment que j’aperçois sur le bord du chemin une station-service et un petit resto. Aye! J’ai eu chaud! On s’arrête, je fais le plein et on en profite pour prendre une bouchée.

Arrive en Sask

Peu de temps après, on arrive à Régina. Je dois l’avouer, j’ai toujours eu une idée préconçue de ce que la Saskatchewan pouvait avoir l’air. Je suis donc surprise en arrivant dans la ville. Il y a de la vie… des édifices, des magasins, des restaurants et tout plein de monde. Je n’en reviens pas.

Au revoir l’Ontario, bonjour au Manitoba!

Je n’en crois pas mes yeux. Il est midi 36. Au jour 3 de notre expédition, nous disons au revoir à l’Ontario et bonjour au Manitoba. Le paysage de la province voisine est beaucoup plus plat comparativement aux montagnes de l’est. Il fait très venteux à notre arrivée, mais au moins le soleil est de la partie.

Drapeaux Monnaie royale canadienne

Dès notre entrée à Winnipeg, je me laisse guider par mon instinct qui me conduit vers le centre de la Monnaie royale canadienne. Ce sont les nombreux drapeaux qui flottent au vent sur le terrain avant qui attirent mon attention. On les distingue de la route à cause de la façade en vitre dorée de l’édifice. C’est à cet endroit que sont produites les pièces de monnaie qui circulent à travers le pays.

Monnaie royale canadienne

Josh est immédiatement attiré vers le petit étang sur le terrain. Il scrute les environs à la recherche de cailloux pour les lancer à l’eau. Après cet arrêt, on continue notre virée et on se dirige vers le centre-ville. C’est toujours intriguant d’arriver dans un nouvel endroit et de voir de quoi les gens et les environs ont l’air.

Banc a Winnipeg

À première vue, Winnipeg me rappelle le quartier Verdun à Montréal. Peut-être est-ce à cause de l’allure de certains buildings un peu vieillot, de la présence des quelques bars que je remarque sur le chemin, des bancs publics sur le bord des rues et des gens en apparence relax que je rencontre.

Par la suite, on fait un tour du côté de La Fourche (The Fork). C’est le cœur historique de la ville. On y trouve entre autre un marché public, des restos et des boutiques. On s’arrête au Parc des aventuriers du patrimoine Variety. La température est magnifique, plusieurs enfants s’y amusent. Josh ne fait pas exception. Il grimpe dans les différents manèges qui portent la thématique historique de la ville. Certains sont fait en forme de gros bois, alors que d’autres représentent les canots utilisés avant pour la traite de fourrures des explorateurs.

Pendant que Josh est bien occupé, je fais quelques recherches à partir de mon téléphone pour trouver l’endroit idéal (beau, bon, pas cher) où nous pourrions passer la nuit. Après trois jours sur la route, l’idée de dormir à nouveau dans un lit m’attire beaucoup.

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Je trouve une auberge de jeunesse au centre-ville, à quelques pas de nous. J’appelle, mais n’obtient aucune réponse. On se rend sur place. Une note collée sur la porte indique que l’établissement est fermé sans plus d’explication. Je retourne à la voiture où je reprends mes recherches, me rends à un autre endroit, puis un autre, puis encore un autre, sans succès.

Ils sont soit trop chers, insalubres ou n’ont aucune place pour la nuit. J’essaie une ultime tentative du côté de l’université qui offre parfois des chambres à prix abordables. Pas de chance, toutes leurs chambres sont prises.

La nuit commence à tomber. Je retourne à l’auto exténuée et découragée. Josh lui garde le moral. Il me surprend. C’est d’ailleurs lui qui m’encourage en me disant en des mots que peu importe les défis, il faut toujours essayer de voir le bon côté des choses. Ce sont des termes que je lui répète souvent, mais je reste ébahie lorsque c’est lui qui me les dit.

C’est donc une autre nuit de camping qui nous attend. Après avoir trouvé un terrain  calme à l’extérieur de la ville. On se prépare pour une soirée à dormir à la belle étoile. À ce moment, je n’ai qu’une idée en tête : dormir. Tout à coup, le ciel s’illumine! Des lumières dans le ciel virent tantôt aux mauves tantôt au vert sur un fond nocturne. C’est une aurore boréale!

Plus jeune à l’école, j’avais beaucoup entendu parler de ce phénomène, mais c’était la première fois de ma vie que j’assistais à un tel spectacle. Et quel spectacle! C’est une image que je n’oublierai jamais. Josh est impressionné aussi. De le voir si heureux me touche.

Cette expérience m’a alors rappelé que rien n’arrive jamais pour rien. Que souvent lorsque l’on ouvre ses horizons, la vie nous réserve de belles surprises et que ce que l’on peut percevoir comme une situation malheureuse peut alors se transformer en quelque chose de magique.

La traversée tumultueuse

Le cadran de la voiture indique 4h du matin lorsque j’ouvre l’œil. Ma mémoire me revient tranquillement et je me rappelle que nous avons passé la nuit dans l’auto stationnée chez Wally (Wal-Mart). Josh est toujours endormi sur la banquette arrière. Je décide de reprendre la route. Il nous reste encore bien du chemin avant d’atteindre Kenora, principale ville avant de traverser au Manitoba. Mais avant, ça me prend mon café. Vite un tour chez Tim. Avec ma dose de caféine à portée de main, je me sens d’attaque pour affronter un million d’heures de route.

 

En regardant sur le chemin, j’hésite. Gauche ou droite? Droite ou gauche? À gauche, c’est le chemin qui mène vers l’autoroute transcanadienne. De l’autre, c’est la route secondaire. Je choisis d’y aller par la deuxième option pour avoir en roulant une plus belle vue du paysage.

 

Quelle erreur!!! L’automne est à nos portes, donc il fait encore sombre dehors. Je me rends vite compte que cet avenue est peu éclairée et il n’y a qu’une voie pour chaque direction. Il est trop tard pour rebrousser chemin. Je me suis rendue trop loin. En plus, un épais brouillard submerge les environs. Je peux à peine voir devant. J’allume les lumières hautes, mais ça ne change pas grand chose. J’ai la frousse. Peur d’avancer, peur de rester sur place. Je continue malgré tout en espérant éventuellement trouver un endroit sécuritaire où m’arrêter.

 

Mais c’est peine perdu. Je suis sur une route entourée de montagnes et de forêts. Je ne vois rien d’autre à des kilomètres à la ronde si ce n’est à l’occasion un autre véhicule qui roule en sens inverse. Je me sens seule au monde. La peur a envahit chaque cellule de mon corps. J’ai des frissons dans le dos, le cou raide et des douleurs au bas du dos à cause du stress. J’imagine l’auto faire une sortie de route et atterrir dans un fossé. Je vois déjà les secours nous retrouver quelques jours (voire quelques semaines) plus tard, car il n’y aura eu aucun témoin de l’accident. C’est ainsi que nos vies prendront fin. Dans un bête accident. Et quelle idée que de vouloir partir seule dans un road trip à l’autre bout du pays…

 

Je prends une respiration profonde et reprends le fil de mes idées. Je me répète que tout va bien aller. Et qu’après la pluie vient le beau temps. Puis au bout de ce qui me parait être une éternité, je trouve un endroit où m’arrêter. Jamais le stationnement peu éclairé d’un casse-croûte ne m’aura paru aussi attirant. Je ralentis, me stationne puis prend une pause. Toutes ces émotions ont brulé mon énergie. Après environ une demi-heure, je me réveille et reprends mon chemin. Joshua a dormi tout le long. Tout ce temps, il ignore quelle catastrophe nous a frôlée.

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Il est 7 heures du matin quand on arrive dans à Kenora. J’arrête la voiture dans une halte routière située sur le bord d’un lac. L’endroit est paisible. Josh se réveille enfin. Nous assistons à un levé de soleil incroyable. Je vois ça comme un clin d’œil de la vie après une traversée tumultueuse. Ça m’encourage à poursuivre cette aventure. Nous voilà maintenant à quelques kilomètres de la province voisine. J’ai hâte de découvrir le nouvel horizon.

Thunder Bay

Depuis notre départ de Sudbury, je roule, je roule et je roule encore. Après 12 heures sur la route (et quelques arrêts) je suis morte de fatigue. Nous arrivons vers 20h30 dans la ville de Thunder Bay, située au nord Ouest de l’Ontario. Thunder Bay est une grande, mais à la fois une petite ville.

En raison de son éloignement du Grand centre (Toronto) et parce qu’elle se trouve au nord, à bien des égards, cet endroit me rappelle le nord du Québec, plus précisément l’Abitibi-Témiscamingue. Thunder Bay est la 2e plus grande ville du nord de l’Ontario. Tout comme Sudbury, cette métropole compte une grande population francophone. J’entends quelques personnes qui parlent le français. Cela me fait du bien. La ville est aussi entourée de plusieurs forêts. Inutile de rouler bien loin pour s’entourer de la nature à sa plus simple expression et la vue sur le Lac Supérieur fait rêver.

Conduire sur une route entourée de forêts, c’est inspirant. Mais après autant de temps en auto, je suis heureuse de voir une jungle urbaine avec ses lumières et magasins. Soulagée d’être arrivée dans la civilisation. Je m’arrête chez Wally (Wal-Mart) pour que l’on se réapprovisionne. De se dégourdir les jambes nous soulage. J’achète  ce qu’il nous faut de nourriture, puis nous retournons à la voiture.

Je fais le tour du stationnement et remarque quelques voitures, camionnettes et véhicules motorisés sur place. Certains magasins de la chaîne permettent aux campeurs en véhicules d’utiliser le stationnement gratuitement pour une nuit. Je trouve alors un coin tranquille à l’arrière de la bâtisse. Je décide que c’est à cet endroit que nous passerons la nuit. On a alors grignoté un peu, enfilé nos pyjamas, brosser nos dents puis on s’est endormis. À ma grande surprise, Joshua est enchanté. Au départ, il semblait ne pas être sûr d’apprécier le voyage, mais à présent, je le sens beaucoup plus partant.

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Il s’est d’ailleurs trouvé un passe-temps. Par moment, je m’arrête sur le bord d’un lac pour me ressourcer. Durant ces arrêts, Joshua en profite pour ramasser des pierres et les lancer à l’eau. Il y prend tellement de plaisir que je dois parfois l’empresser de revenir à la voiture quand vient le temps de repartir. Il rapporte même avec lui quelques cailloux sur lesquels ils se dessinent des amis imaginaires.

C’est fou le mélange de sentiment. Je dois avouer me sentir seule au monde des fois, surtout la nuit. Et ce même si Joshua est à mes côtés. D’autres instants, je sais que je ne suis pas complètement isolée. Je me rappelle aussi qu’une vie sans l’accomplissement de ses désirs les plus fous, n’est pas une vie pleinement vécue. Cette idée me rassure. Je m’endors alors en songeant à ce que je suis entrain d’accomplir et à ce qui nous attend pour la journée de demain.

L’urgence de partir

Il est 4h24… en ce matin de septembre. Je viens de me réveiller. Je ne crois pas avoir dormi plus de 4 heures. Je suis assise derrière le volant de ma voiture. Ça sent l’automne. Il a plu toute la nuit et c’est frisquet à l’extérieur. À un point tel que j’ai dû me réveiller à quelques reprises pour démarrer l’auto question de nous réchauffer. Mon fils de 7 ans Joshua est endormi sur la banquette arrière de l’auto bien emmitouflé sous sa couverte. 

C’est ainsi que commence notre tour de l’Ouest du Canada. Rien n’est encore précis dans ma tête. Je n’ai ni plan ni de carte routière. J’ignore pour combien de temps nous partons. Je ne sais même pas encore de façon précise quel sera notre itinéraire ou notre destination finale. Ce que je sais par contre, c’est que j’ai le cœur léger,  je me sens toute excitée à l’idée de faire ce voyage, même si j’avoue avoir un peu la frousse. J’en rêve depuis un bon moment de partir dans un road trip comme ça.

Dire qu’il y a deux jours, je me trouvais dans le confort de mon appartement. Ce matin là par contre, j’ai ressenti l’urgence de partir. Sans trop y réfléchir, j’ai rassemblé mes clics et mes clacs, préparé quelques provisions, rempli la voiture, puis Josh et moi avons pris la route sans trop savoir dans quelle aventure je nous embarquais.

Quel pays, si vaste! L’Ontario à lui seul prend plus d’un jour à parcourir en voiture . Deux jours et demi, dont deux pauses dodo, nous ont été nécessaires pour y arriver. C’est fou mais en même temps si beau à voir. Le paysage est à couper le souffle. À certains endroits, en regardant à l’horizon, on a l’impression que le ciel et l’étendue d’eau se rencontrent.

La première nuit, on l’a passé dans un motel du nom de Webbly à Sudbury, au nord de l’Ontario. Après avoir arrêté à trois endroits, c’était l’établissement le plus abordable qu’on a été capable de trouver sur notre chemin. Le personnel était d’une extrême gentillesse, particulièrement le gérant Cliff et sa femme Sondra (comme Sandra mais avec un o), cette dernière originaire de la Trinidad. Des gens chaleureux qui ont bien voulu nous héberger dans une de leur chambre pour pas cher.

La chambre était loin d’être luxueuse, même très très loin. La pièce comprenait un grand lit avec une vieille télévision. En plus, on aurait dit que la tapisserie et les couvertures sortaient tout droit d’un mauvais film des années 80. La scène parfaite pour un film d’horreur.

Mais pour le prix et la courte nuit que nous allions passer la, ça allait faire l’affaire. De toute façon, après avoir roulé aussi longtemps (près de 8 heures), on était contents Josh et moi de trouver un lit. Donc, après une petite collation, dont des fruits gracieusetés de la réception du motel, une bonne douche et un peu de télé, on s’est endormi et dès 8 heures le lendemain matin, nous étions prêts à reprendre la route…

 

Nomade

Nomade  : «Se dit d’une personne, des peuples, des sociétés dont le mode de vie comporte des déplacements continuels»Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé voyager.

Au départ, voyager signifiait pour moi quitter un logement pour se rendre habiter à un nouvel endroit. Avant même d’avoir 18 ans, ma famille et moi avions déménagé à 10 reprises. Lorsque j’ai eu l’âge d’avoir mon propre appartement, la «tradition» familiale s’est poursuivie. Les années suivantes, chaque 1er juillet, journée nationale du déménagement au Québec, apportait avec lui la promesse d’un nouveau depart.

Comme la plupart des gens de mon entourage, mon exploration du monde s’est pendant un temps limité à aller à la plage de Plattsburgh aux US ou à rendre visite à de la parenté à New-York. Nos escapades en famille se constituaient d’une visite par année chez notre grand-oncle qui habitait à Brooklyn. Mais oubliez la fameuse visite de la Statue de la Liberté ou encore le magasinage dans Chinatown. Faute de finance, nous passions le plus clair de nos journées à l’intérieur de leur minuscule appartement.  Par contre, si la chance était de notre côté, nous avions droit mes frères, ma sœur et moi à une promenade tout près sur la rue Flatbush où se trouvaient les boutiques.

Je n’étais toutefois pas à plaindre. Parmi mes sept frères et sœur, j’étais celle qui avait visité le plus de pays. Ma mère nous avait emmenés mon jeune frère Richard et moi en Haïti. Je devais à l’époque avoir six ans. Plus tard, c’était au tour de mon père et moi de prendre l’avion pour Miami. C’était loin d’être des séjours touristiques, mais j’aimais le dépaysement et la découverte d’endroits différents.

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Alors quand à l’âge de 24 ans ma meilleure amie Hélène m’a proposé de faire l’expérience d’un tout inclus dans le sud, je ne tenais plus en place. J’étais excitée à l’idée d’aller à l’étranger seule sans ma famille. Ouf! De la boisson en abondance aux sorties à tous les soirs dans les boîtes de nuit, en passant par de la bouffe à s’en lécher les doigts, ça a été tout un voyage!

Mais après quelques escapades du genre, tantôt en République Dominicaine, tantôt en Jamaïque, j’en ai eu assez des tout compris. L’année suivante, c’est en France que mon amie Julie et moi allions atterrir. Un séjour qui promettait d’être imprévisible, puisque nous avions d’abord raté le premier vol en partant de Montréal. Heureusement nous avions pu nous envoler peu de temps après.

Plus tard, j’ai eu envie de faire l’expérience d’habiter dans une autre ville, moi qui n’avais vécu qu’à Montréal. Une occasion en or s’est alors présentée et à l’été 2012, j’ai quitté ma ville natale pour aller vivre en Abitibi-Témiscamingue, dans le nord du Québec. Ce n’est pas l’exil dont la plupart des gens rêvent, mais pour moi c’était un nouveau défi. J’ai d’ailleurs adoré mon année passée là-bas entre à cause des gens chaleureux que j’y ai rencontrés. Par la suite, après un court séjour à Montréal, j’ai déménagé à Toronto.

Puis à l’automne 2016, je suis partie faire le tour de l’Ouest canadien. Un aller-retour de deux semaines que j’ai entrepris au volant de ma petite Toyota avec comme seul passager mon fils de sept ans. Ça a été toute une aventure avec de beaux hauts et quelques rares bas.

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Je n’en revenais pas. Mes proches non plus d’ailleurs. J’avais survécu à plus de 8 000 km de conduite. Ma fièvre du voyage ne s’est cependant pas arrêtée là. Quelques mois plus tard, en décembre, à l’occasion de mon anniversaire, je me suis offert un vol pour Hawaï, une destination que j’ai toujours voulu découvrir. Cette expérience à bien des égards a dépassé mes espérances. Je partagerai d’ailleurs avec vous les détails de cette croisade plus loin dans ce blog. Mais je commence tout d’abord par vous raconter les péripéties de mon tour dans l’Ouest du Canada.